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Machine à perforer les cartes Hollerith



Machine à perforer les cartes Hollerith
La carte perforée (ou plutôt les cartes perforées car nous en avons consommé des milliards) ont été pendant de nombreuses années, entre 1950 et 1980, le principal outil d'entrée d'informations dans les grands ordinateurs centraux.
Le processus était long et fastidieux. Il fallait perforer les cartes en fonction des informations ou instructions qu'on souhaitait transmettre à l'ordinateur, puis faire lire ces cartes par l'ordinateur qui calculait ce qu'on lui avait demandé et restituait les résultats.
En cas d'erreur, pas de pitié, il fallait re-perforer !
Les perforateurs étaient à eux seuls des machines complexes, dotées d'un clavier spécial d'un système d'entrainement des cartes et pour certaines d'un module de vérification des perforations.
Nous venons de faire rentrer dans la collection un perforateur de marque Hollerith, le spécialiste anglais des cartes perforées. Une petite restauration sera nécessaire, mais nous en sommes fiers, c'est une pièce majeure des débuts de l'informatique. Elle date sans doute de la fin des années 1940.


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1. Posté par Jean Bellec le 28/05/2007 10:42
Hollerith n'est autre que le créateur de la société IBM et est américain.
Cette machine mécanique est restée inchangée depuis les années 1930 jusqu'aux années 1960, mais des machhines électriques puis électroniques lui ont succédé qui facilitaient la tâche des opératrices.
J'ai développé une page sur la mécanographie qui a été vaildée par des anciens de Bull et de IBM sur:
http://www.kerleo.net/computers/mecanographie.htm
http://www.kerleo.net

2. Posté par k.tasse.trof le 10/06/2007 17:52
j'ai connu ce perforateur nommé P80
c'était en 1970 et nous étions sur IBM 360 dans le service "Mécanographie", un IBM 1401 était sur le départ, le 360 pouvait émuler (faire semblant d'être) le 1401
ce perforateur servait principalement à refaire une ou deux cartes ou à en corriger (nous collions une étiquette sur le(s) mauvais trou(s) et reperforions les bons trous)
cela permettait de corriger des cartes ou d'en refaire rapidement, de nuit, apès bourrage

il y avait aussi les augmentations (de paie) qui étaient peforées avec ces machines afin que les "perfos" (ces dames qui recopiaient des kilos de borderaux) ne puissent les voir (des fois qu'elles reconnaissent un matricule !)

pour nous les programmeurs, cela était du au faible nombre de machines à clavier (P029) à notre disposition

nous avions aussi une jauge qui permettait de vérifier si les trous étaient précisément aux bons endroits

pour Jean Bellec que je remercie pour sa belle page :

j'ai reconnu la trieuse IBM 082 qui nous permettait de retrier les "decks" (paquets de carte) après une chute (si nous tenions la numérotation à jour sur les cartes; cobol colonnes 1 à 6, assembleur 73 à 80)

j'ai reconnu l'imprimante IBM 1403, la P029 et son tambour programme (le programme le plus utilisé par les programmeurs était la duplication sur 80 colonnes)


plus tard nous avons utilisé le système Mohawk 2400 de saisie (en sigle MDS pour Mohawk Data System), elles permettaient soit d'avoir les données saisies sur bande magnétique soit de les transmettre par modem à une autre MDS et d'être traitée à distance, de plus une MDS de saisiie pouvait imprimer sur une imprimante MDS connectée au poste (à condition de ne pas utiliser le caractère _ underscore/blanc souligné qui signifiait que la posistion suivante n'était pas une donnée mais le nombre de caractères "blancs" à insérer; sur l'illustration je la reconnais au fond à droite)

3. Posté par lacour claude le 17/09/2007 21:43
Avec votre moteur de recherche j'ai demandé "tabulatrice" qui était l'une des ancêtres des ordinateurs mais le moteur ne connait pas. Cette machine était composée de centaines de petits relais, de condensateurs qui faisaient office de mémoire et de totalisateurs mécaniques qui additionnaient . La programmation s'effectuaient sur un tableau rempli de trous dans lesquelles on mettait des fiches. L'entrée des données étaient effectuées par un lecteur de cartes perforées et la sortie par impression ou perforation de cartes.
J'ai été metteur au point de ces machines à le Compagnie des Machines Bull à Paris en 1957. Mais quelle dépense d'énergie pour faire fonctionner ce dinosaure . Je crois avoir encore un schèma fonctionel qui me servait pour le dépannage.

4. Posté par Jean-Pierre Malengé le 19/10/2007 15:56
Dans un atelier de saisie, il y avait des "perfos" et des "vérifs" .
Des perforatrices et des perforeuses : autrement dit des personnes de sexe féminin qui reportaient sur cartes perforées les données devant être traitées. Sachant que la vitesse de saisie était de l'ordre de 10000 caractères à l'heure, le taux moyen d'erreur était de 1%. Il fallait donc faire deux saisies successives des mêmes données pour que le taux d'erreur final soit inférieur à 1 pour dix mille, ce qui était considéré comme acceptable.
La seconde saisie se faisait sur une machine nommée "vérif" sur laquelle on plaçait les cartes perforées à vérifier. Une opératrice (obligatoirement différente de celle qui avait assuré la saisie) saisissait de nouveau les données et si la machine détectait une différence, elle se bloquait. On entendait alors parfois dans l'atelier un appel "DIs Madeleine, tu lis quoi ici, un 3 ou un 8 ?". Si la vérif d'une carte était bonne, la machine faisait alors une encoche dans la carte vérifiée.
Au début des années 60 à Nancy, le développement du traitement informatique dans les entreprises était freiné par les difficultés à recruté du personnel de saisie performant. Heureusement la France a quitté l'Otan et la base proche de Nancy a fermé, mettant sur le marché du travail deux dizaines de personnes pratiquant la perfo-vérif pour l'U.S. ARMY. Je suivais alors un certificat de Gestion des Entreprises à la Fac de Droit, parallèlement à ma thése de Sciences et j'ai eu l'idée de faire un T.P. de gestion à l'échelle réelle en créant un atelier de saisie travaillant en sous-traitance. D'où mes connaissances sur le sujet. Je peux même vous raconter comment certaines personnes peu scrupuleuses avaient imaginé se créer du temps libre en ramenant les deux opérations perfo-vérif à une seule, mais je suppose que tout le monde aura compris qu'il suffisait de faire une pseudo-vérif en plaçant des cartes vierges dans la machine, puis en tapant 80 fois la touche espace (qui n'engendrait aucune perforation) ; la personne indélicate obtenait ainsi des cartes vierges qu'il suffisait ensuite de perforer... pour faire croire qu'elles avaient été perforées et vérifiées... Cette personne indélicate avait ainsi du temps libre ou une paie augmentée si elle était payée au rendement. La fraude était vite découverte car le taux d'erreur de saisie restait égal à 1 pour cent et ce taux engendrait une telle pagaïe dans le traitement ultérieur qu'on avait vite fait de remonter la filiére.

5. Posté par Kenneth LECKO le 17/04/2008 23:28
Bonjour !
Juste quelques mots pour vous féliciter de cette initiative de musé informatique, c'est vraiment une idée géniale, peu de gens cherchent de nos jours à connaître l'origine des objets ou des choses – car l'informatique n'a pas commencé avec le micro actuel une la dernière console Next gen.
J'exhorte vraiment les gens à faire un tour au musé et à découvrir les origines du monde digital.




6. Posté par Broutin jacky le 28/07/2008 10:15
J'ai fait découvrir le Musée à mon frère Roland ancien d'IBM qui avait dans son grenier cette superbe pièce. Il l'a offerte gracieusement au Musée pour les générations futures. Pour ma part je suis plus Macintosh mais j'ai donné au Musée une de mes inventions LA MOULINETTE (IBM compatible et Mac).. a voir http://www.digitalworld.fr/digital-world-et-le-musee-de-informatique-vous-presentent-la-moulinette,23,video.html.
Merci pour tout au directeur du Musée Philippe Nieuwbourg qui fait un excellent travail.
jacky broutin
www.mac-collectors.com
http://www.mac-collectors.com

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